L’agneau

L’agneau, la viande de Pâques

L’agneau de Pré Salé: Le Grévin, Ne l’est pas qui veut

Pour mériter le nom GREVIN, un agneau doit impérativement respecter toutes les conditions du cahier des charges, parmi lesquelles :
Lieu de naissance et d’élevage : une aire géographique limitée a parfaitement été définie.
Races : tous les agneaux doivent avoir des parents de races grévines. Celles-ci sont recensées et exclusives.
Déclaration de naissance et d’identification : toutes les naissances d’agneaux sont déclarées à l’association et chaque agneau doit être identifié par une boule numérotée.La tenue d’un carnet d’agnelage est obligatoire, il comporte divers renseignements individuels sur la vie de l’agneau.
Alimentation : les brebis doivent pâturer au minimum 230 jours par an dans les herbus, le cas échéant un complément de nourriture à base de fourrages, de céréales, de protéagineux et d’oléagineux peut être apportées aux animaux.
Santé : tous les animaux ont un suivi vétérinaire, mais tout tout les traitements doivent être interrompus 15 jours avant l’agnelage.Tous les anabolisants sont strictement interdits.
Abattage : tous les agneaux peuvent être abattus après 60 jours minimum de pâturage.

La terre et la mer :
La rencontre de la mer et de la terre dans la baie du Mont Saint Michel et dans quelques havres naturels ont délimité des niches écologiques bien particulières : « LES PRES-SALES ».
Les prés-salés s’étendent en baie du Mont Saint Michel du Nord au Sud du Cotentin sur des surfaces de plus de 2000 hectares. C’est dans ces espaces originaux, où règne un subtil équilibre naturel, que sont les moutons de prés-salés.

L’alimentation :
Des plantes uniques pour un goût unique. Pour survivre sur ces immenses grèves, les plantes ont du s’adapter à un milieu tantôt terrestre, tantôt marin en présence d’une quantité anormale de sel. Seuls certains végétaux y sont parvenus.
Selon la fréquence et la durée d’immersion, c’est à dire suivant les niveaux des terres considérées, 67 espèces se partagent les différents étages de végétation.
Parmi les plus communs on peut citer la pucinellie maritime, la spartine, l’obiome des ports. Parmi les plus rares, une espèce protégée : l’obiome pédonculée. Ce sont ces plantes uniques, dont se nourrissent les agneaux, qui donnent ce goût délicieux à leur chair.  

La race, en harmonie avec l’environnement:
Toute la journée, en grand troupeau collectif, les grévins effectuent de longs parcours à travers les herbus. Pour résister à ces longues marches et à des conditions climatiques parfois difficiles, la nature a sélectionné les races ovines les plus adaptées. Seules quelques espèces issues de croisement des SUFFOLK présentent aujourd’hui les caractéristiques génétiques nécessaires pour obtenir un grévin de grande qualité gastronomique.

Pour en savoir plus: www.agneaupresale.org

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L’agneau de Pauillac: un Savoir-faire traditionnel

Le mode d’élevage :
Le choix des races qui produisent l’Agneau de Pauillac repose sur des mères laitières aux qualités maternelles et des pères développant des qualités bouchères. Cet agneau est nourri essentiellement au lait de sa mère, pendant 75 jours maximum, son poids de carcasse est de 11 à 15kg.

Le rythme des saisons :
Son mode d’élevage traditionnel fait de l’Agneau de Pauillac un produit saisonnier que l’on trouve en boucherie essentiellement aux périodes festives, qui vont de Noël à la Pentecôte.

Une viande très réputée, Une notoriété historique :
Cet agneau à la notoriété ancienne, déjà au menu du Président Loubet en 1903, est aujourd’hui connu dans le monde entier. Le Larousse Gastronomique Agaric de 1938 le décrit comme étant le type d’agneau de lait le plus parfait.

Le choix des connaisseurs :
Avec sa viande blanche à rosée claire, d’une saveur incomparable, l’Agneau de Pauillac est un produit haut de gamme. Il fait la fierté des producteurs et comble de plaisir les consommateurs avertis les plus exigeants.